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"Nous avons toujours réussi à mettre en vente le journal, dit M. Sanmartin, même s'il fallait l'imprimer à 230 km d'ici et le livrer avec seulement deux camionnettes. Les gens le photocopiaient." Aujourd'hui, Noticias est le journal le plus demandé d'Oaxaca, avec une diffusion de 37 000 à 40 000 exemplaires. Ses ventes - ainsi que les publicités payées par de grandes firmes nationales - compensent la défection des annonceurs locaux, sur lesquels les autorités ont fait pression.
Ses concurrents, tel L'Imparcial, se sont rangés dans le camp adverse. Le gouverneur Ruiz peut aussi compter sur de grands médias nationaux : les chaînes de télévision Televisa et TV Azteca, les quotidiens Reforma et Milenio, dont le patron est un de ses intimes.
Pour résister sur le front de l'information, où elle n'est guère appuyée au niveau national que par le quotidien de gauche La Jornada, surtout diffusé à Mexico, l'Assemblée populaire du peuple d'Oaxaca a réquisitionné cinq stations de radio de l'Etat, qui émettent jusqu'à vingt-deux heures par jour sous les noms de Radio Casserole, Radio Piquet de grève ou encore La loi du peuple d'Oaxaca.